La citadelle de Kerak et la mer morte



Kerak

C'est au détour d'un virage que la forteresse croisée apparaît dans toute sa puissance. A gauche, détaché du plateau par un profond passage le donjon domine les vallées avoisinantes. Habillant le front est des la gorge, l'immense glacis patiemment restauré renforce le caractère imprenable de la place forte. C'est en 1142 que les croisées décident de construirent une nouvelle forteresse dans la région pour défendre les terres d'outre-Jourdain, et la route des caravanes. C'est au niveau d'une petite communauté chrétienne, qu'une vaste enceinte est bâtie pour protéger la ville. Saladin entreprend par deux fois le siège de cette place forte sans arriver à la prendre. Le protecteur du château est Renaud de Châtillon, et il résiste par deux fois aux attaques des chevaliers musulmans. Mais suite à son décès lors de la bataille de Hattim, sa femme Etiennette de Milly est contrainte de laisser la forteresse à Saladin. Ensuite la forteresse subit de nombreuses modifications, notamment sous le règne du sultan mamelouk Baïbars en 1264. La population de Kerak, composée de tribus musulmanes et chrétiennes, a vécu en autonomie totale jusqu'en 1893.



On pénètre dans la forteresse en enjambant un fossé puis en arrivant au niveau d'une petite poterne. Sur un terre-plein s'ouvre l'entrée de deux grandes salles voûtées superposées. Puis on arrive au niveau des salles des gardes et des cuisines. Ensuite en empruntant une galerie souterraine on arrive au niveau du palais mamelouk que domine le donjon, construction musulmane. En se baladant dans cet entrelacs de couloirs souterrains, pièces sombres et passages effondrés, on peut tomber sur les quelques habitants des lieux, des lézards et des caméléons du désert.



La mer morte


Accident majeur de sa géologie, le long sillon du Jourdain, qui se prolonge par la mer morte et le Wadi Araba, appartient à un ensemble bien plus vaste, la Rift Valley. Ce gigantesque effondrement est le résultat de la dérive des continents provoquée par l'affrontement des plaques africaines, arabiques et asiatiques. En Jordanie, elle forme une dépression qui descend à 408m au dessous du niveau de la mer, faisant des rives de la mer morte le point le plus bas de la planète. De pars sa situation dans une cuvette, il règne sur la mer morte, une chaleur, moite et étouffante. Mais la richesse de cette mer, en voie de disparition, est le sel. Avec une teneur de plus 30%, il devient alors difficile de nager dans cet endroit, où il est préférable de se laisser flotter, en apesanteur, en évitant toute projections dans les yeux. On peut se baigner au niveau de Amman Beach, où une plage a été aménagée.





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